Conclusion médiocre aux paroles révisionnistes de Serguéï Lavrov sur “Hitler avait du sang juif”


https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-et-tu-lavrov-the-bountiful-conspiracies-about-hitler-s-jewish-blood-1.10775163

Suite au post Harold Tribune du 2 mai 2022:Les excuses sont enfin venues, mais étaient-elles sincères ? On est obligé d’en douter.  

Le gouvernement israélien a dit, dans un communiqué, que le PM Naftali Bennett et le président Vladimir Poutine ont parlé au téléphone jeudi 5 mai, et que Bennett a accepté les excuses de Poutine au sujet des déclarations du MAÉ russe,

Serguéï Lavrov. Rappelons que Lavrov avait dit le 1er mai, à une chaine de télévisions italienne, qu’Hitler avait probablement des origines juives, et que par conséquent le président ukrainien Zelensky, lui-même juif, était tout naturellement sous l’emprise de nazis ukrainiens, et que c’était « tristement fréquent ».  

 Cependant, côté gouvernment russe, on n’évoque nullement des excuses dans le « read-out » (compte-rendu) de cet échange téléphonique, mais seulement une conversation entre les deux dirigeants au sujet du souvenir des horreurs commises par l’Allemagne nazie. C’est comme si la conversation n’avait d’autre raison d’être que l’approche du Jour de la Victoire en Russie, le 9 mai ! Le gouvernement israélien n’a même pas exigé un communiqué commun, ou du moins une allusion aux paroles de Lavrov de la part du Kremlin. 

De son côté, Lavrov a repris ses réflexions, et a aggravé son cas en disant qu’il ne voyait pas ce qu’il avait dit d’étrange. En définitive, le régime de Poutine s’intéresse peu à l’histoire comme sujet d’études sérieuses. Certes, il y a quelques Juifs qui ont aidé les Nazis, le plus souvent pour sauver leur propres vies. Le cas des Kapos, ces gardes juifs des camps d’extermination et de travaux forcés mortifères, est célèbre : prisonniers eux aussi, ils se sont portés volontaires afin de grapiller une alimentation meilleure, et leur sort final était l’extermination, ce qu’ils n’ignoraient pas. Bref, Lavrov est un piètre historien, et comme le reste du gouvernement russe, semble croire sa propre propagande.    

En plus de mon dernier post, lire Haaretz, pour une genèse de cet étrange falsification. #HT

https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-et-tu-lavrov-the-bountiful-conspiracies-about-hitler-s-jewish-blood-1.10775163

La modeste sympathie russo-israélienne torpillée par le Ministre russe lui-même

Sergueï Lavrov, 🇷🇺 Ministre des Affaires Étrangères russe, vient de plonger dans le scandale. Le président Zelensky est un nazi, et d’ailleurs Hitler avait du sang juif lui aussi, dit-il à une télé italienne.


L’absurdité offensante de ses déclarations anéantissent le peu de crédibilité qui lui restait en Occident. Où ira maintenant la cordiale relation israélo-russe? Une question de logique: que peut bien savoir le Ministre russe sur cette question. Les études historiques se sont succédées, sans pouvoir jamais établir la véracité de la judéité de sang attribuable au Führer. Jamais une piste sérieuse et étayée n’a été étayée. Un bon résumé dans “Les mythes de Seconde Guerre Mondiale”, sous la direction de Jean Lopez et Olivier Wieviorka (éditions Perrin), y consacre un chapitre figurant les principales sources, et Brendan Simms “The Word Was Not Big Enough” for Hitler, Allan Lane publishers, y présente une étude parallèle menant au même résultat: hautement improbable sinon insensé.

En Israël le choc de cette remarque commence seulement à se faire sentir, l’ambassadeur de Russie en Israël a été convoqué. Les relations russo-israéliennes en prennent un coup.

L’OTAN reste défensive au-delà du raisonnable

L’on dira un jour que la guerre russo-ukrainienne a pris l’OTAN de court. Structurée comme une organisation militaire défensive, assise sur une coopération intergouvernementale entre parlementaires et dirigeants politiques, elle n’était pas prête à un affrontement frontal avec les Forces Armées Russes. L’OTAN donne l’impression de n’être utilisable que dans le cas d’une confrontation massive entre la Fédération de Russie et ses alliés. Un exercice de très grande ampleur a lieu dans la Mer Arctique, appelé « Cold Response », au large de la Norvège.

  • Lisons la description officielle : en français:

Prévu de longue date, cet exercice de défense illustre la capacité de l’OTAN à répondre de manière décisive à toute menace, d’où qu’elle vienne. Il fait intervenir quelque 30 000 soldats de 27 pays, dont la Finlande et la Suède, proches partenaires de l’Alliance, de même qu’environ 220 aéronefs et plus de 50 navires.

  •  WHO: Around 30,000 troops from over 25 countries from Europe and North America
  • WHAT: Training together in cold weather exercises – on land, in the air and at sea
  • WHERE: NATO Ally Norway and surrounding seas
  • WHEN: March-April 2022
  • WHY: Helping Allies and partners practise working together so that they are prepared for any situation

Cold Response 2022 is a long-planned and regular exercise, which Norway hosts biannually. This year’s exercise was announced over eight months ago. It is not linked to Russia’s unprovoked and unjustified invasion of Ukraine, which NATO is responding to with preventive, proportionate and non-escalatory measures.

https://www.nato.int/cps/en/natohq/news_192351.htm

Cocasse passage ci-dessus: Cet exercice n’est pas lié à l’invasion injustifiée et non-provoquée de l’Ukraine par la Russie, l’OTAN y réagit avec des mesures préventives, proportionnées et non-escaladantes.

Décidément, l’approche défensive, qui est la même chose que l’évitement d’une escalade, est tenace.

Il faudra repenser cette doctrine, si l’OTAN veut continuer d’exister et de rassurer. L’ex commandant suprême de l’OTAN, le général Wesley Clark, qui dit sur CNN : l’OTAN laisse Poutine définir les seuils de l’escalade, c’est très néfaste.

Ukraine: le scénario kremlinien de l’agression menée le gouvernement de Kiev pour s’accaparer le Donbas séparatiste

C’est ainsi qu’une nouvelle grande guerre pourrait commencer par une vieille petite guerre. Le Donbas, ou plus exactement la moitié de deux oblast de la République d’Ukraine: celle de Lugansk, et celle de Donetsk. J’utilise ici les dénominations en russe pour ces deux villes capitales des deux oblasts, mais j’utilise la transcription de Donbas avec un seul “s” eu non deux “ss”, graphie de langue ukrainienne. Cette difficulté est d’ailleurs typique de la confusion culturelle qui s’est insinuée dans la question nationale ukrainienne. La crise actuelle peut ressembler à un coup de force de POutine pour maintenir un Etat tampon face à l’OTAN, mais pour les Ukrainiens il s’agit d’un moment de vérité. Sont-ils un peuple annexe, frère, cousin, ressemblant, ou totalement séparé comme les Polonais des Serbes, ou les Macédoniens des Tchèques.

Les uns et les autres ne se battent pas pour la même chose. Le gvt ukrainien se bat, objectivement, pour continuer d’être digne de gouverner. Les milices populaires, levées hâtivement en bataillons de style Home Guard britannique de la Deuxième Guerre Mondiale, s’apprêtent à se battre par fierté paroissiale autant que par patriotisme. Les Donbasiens séparatistes ont-ils un avis? On ne les rencontre qu’épisodiquement au détour d’un article ou d’un reportage aussi décalé que précieux.

Génocide? Perpétré par le gvt ukrainien, et ses milices ultra-nationalistes, contre les Ukrainiens russophones et amoureux de la Grande Russie, voilà ce que Poutine lui-même diffuse comme raison d’intervenir. Pour l’Élysée, ce “génocide” est un mensonge, une provocation pour créer un casus belli. Dans la crise actuelle, absolument aucune trace de massacre, côté Croix Rouge, ou OSCE.

Tout cela nous ramène à la Guerre de Yougoslavie. Les questions ethniques restent des mobiles protéiformes, aux mains de dirigeants diaboliques, comme Slobodan Milosevic. Que le Kremlin utilise ces méthodes, c’est dire l’inertie historique du système politique qu’a installé Poutine. D’autres aussi ont usé de ces procédés, comme en Chine populaire, et les colonisateurs d’autrefois. Régression.

Olaf Scholz n’a pas arraché d’assurances claires de Vladimir Poutine

Une désescalade est dans l’air. Mais reste insuffisamment ancré dans les faits. Depuis que le ministère de la Défense russe a annoncé le retour à leurs bases de certaines unités jusqu’alors massées le long des frontières, les observateurs se décrispent. Les chancelleries sont moins enthousiastes cependant. C’est Vladimir Poutine lui-même qui a précisé la nature de ce retrait, lors de sa conférence de presse conjointe avec Olaf Scholz à Moscou ce mardi 15 février 2022 à 14h GMT.

C’est tellement flagrant que le président russe a pu dire que les risques de guerre ne dépendaient pas seulement de lui, mais des « partenaires » occidentaux aussi. En clair, aux Occidentaux de faire le nécessaire pour que cela n’arrive pas, et donc en creux, si cela arrivait ce serait de notre faute !

Olaf Scholz a eu un brin d’ironie en présence de V. Poutine. Un journaliste lui a demandé ce qui pourrait se passer à moyen ou long terme, et il a répondu : « je l’ignore, est-ce que serai encore chancelier, et est-ce que Monsieur Poutine sera encore président ? »

Le chancelier allemand Olaf Scholz est entré dans le ballet diplomatique

Olaf Scholz a exigé le retrait des troupes russes en Biélorussie, et la fin des manœuvres militaires menaçantes partout autour de l’Ukraine. C’est ce que les Occidentaux appellent la désescalade. Si Poutine lançait une attaque, alors les sanctions lourdes et immédiates suivraient.

Mais lui, chancelier allemand, ne pouvait promettre de vendre des armes allemandes à l’Ukraine. Il en est empêché par la loi allemande, mais il verra ce qui pourrait être fait. En attendant il débloque en tout 300M€ d’aide gouvernementale envers l’Ukraine. Un chemin dipomatique se dessine néanmoins. Lui comme Volodymyr Zelensky, président ukrainien, ont dit que la question de l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, la vraie pomme de discorde de cette crise, pourrait être mise entre parenthèses quelques temps.

Côté Moscou, le Ministre des Affaires Étrangères Sergei Lavrov a conseillé, publiquement, à Poutine de poursuivre la voie diplo. Et si Washington et Londres estiment que l’armée russe est prête à une invasion, ils ne vont pas jusqu’à garantir que la guerre aura lieu.

Dernier point : des contacts entre le gouvernement du BELARUS et de l’UKRAINE sont en cours au niveau des ministère respectifs de la défense. Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais c’est quelque chose.

Un ballet diplomatique pour l’Ukraine, mais V. Poutine fait plus que danser

Il revenait à Emmanuel Macron de faire la grande liaison entre Vladimir Poutine, Joe Biden, et Volodomyr Zelensky. La mission était aussi colossale que nécessaire. Sonder le maître du Kremlin, le président ex-humoriste ukrainien, et maintenir le soutien allemand à une posture musclée, c’était difficile. Entièrement faisable cependant, car personne nulle part ne préconise d’autre solution que diplomatique. Presque personne, car des extrémistes à Moscou appellent à la prise militaire de diverses parties de l’Ukraine, parfois comprenant Kiev-même.

L’on pourrait se demander si la diplomatie de la navette permanente, des coups de fil incessants dans diverses permutations entre dirigeants. Biden – Scholz, Biden – Macron, Poutine – Macron, Zelensky – Macron, Boris Johnson – Zelensky, etc. Est-ce que tout cela est une simple agitation, un ajout à la campagne électorale française? Je ne crois pas. La présidence française de l’UE était décidée bien avant la crise russo-ukrainienne. Le successeur de Merkel, Olaf Scholz, n’est pas encore très imposant sur la scène internationale. Biden n’a pas énormément à gagner dans cette affaire, et il n’est pas certain qu’il soit assoiffé d’une revanche sur le destin après la débâcle — mais pouvait-il en être autrement? — en Afghanistan. 

Ce serait une erreur de lire des influences trop triviales dans ce dossier. Quatorze mille personnes, plus de la moitié des militaires, sont mortes dans le Donbas! Le régime poutinien sait envahir: Abkhazie, Ossétie du Sud, Crimée, Donbas. 

Ce qui se passe aujourd’hui mardi 1er février 2022 dans le monde

• Blinken va parler à Lavrov tout à l’heure, hier soir Macron et Poutine au téléphone pour dire que le processus de Minsk en format NOrmandie ( ie France Allem Russie Ukraine) peut continuer (et donc pas de guerre pour l’instant); hier soir échanges houleux au Conseil de Sécurité ONU. Horaire à déterminer
• Nouvel an chinois pour 2 mds de personnes, sur fond de semi-restrictions en Chine. Les deux dernières années, les mouvements étaient interdits pendant cette fête familiale en Chine, mais est-ce que ça va mieux, alors que commencent les JO presque sans public?
• Première année de la junte militaire en Birmanie. Grève des absences et du silence, ce que la junte tente de réprimer, lamentablement.
• Viktor Orban fait cavalier seul, voit POutine à Moscou parler approvisionnement de gaz, et tant pis pour le front uni européen et pour l’Ukraine. La Hongrie, toujours réfractaire?
 • Mali: suite de brouille Paris-Bamako, quel avenir pour les troupes françaises et européennes au Sahel? Légère embellie au Burkina Faso, la junte moins anti-française 

Le Belarus est un état terroriste, estime un de ses diplomates transfuges

L’opposition biélorusse s’est retrouvée très nombreuse pendant quatre jours, la deuxième semaine de septembre, dans un coin montagneux de Pologne occidentale, Karpacz. L’occasion était l’Economic Forum annuel, genre de Davos polonais lancé en 2008. Le conseil de coordination de l’opposition est venu de Varsovie, de Vilnius et de Kiev. Concentré en ce lieu, sous la houlette de leur “présidente-élue” comme il la désignent, Svetlana Tikhanovskaya. L’ex ambassadeur biélorusse en France, Pavel Latushka, qui joue le rôle informel de ministre des affaires étrangères, a réitéré pour Harold Tribune les points principaux de leur action.


PAVEL LATUSHKA


PAVEL LATUSHKA


En tant qu’ambassadeur en France, il avait beaucoup de mal à expliquer que la Biélorussie n’était pas la Russie, donc il impose la forme Belarus,  “comme à l’ONU”. La société civile biélorusse est detruite, poursuit-il. Aujourd’hui le problème en Belarus est à l’échelle européenne, mais n’avons pas de solution. Lukashenko ne lache pas pouvoir, ce régime transporte des Moyen-Orientaux , et cette opération a commencé même avant la mi août et l’évacuation d’Afghaanistan. Lukashenko se vante de tuer depuis années 90, Victor Gantar (Hantar, selon les transcriptions), qui avait été vice premier ministre, s’opposa à la dérive autocratique, a été tué  et tant d’autres.Tout cela est ignoré par les Européens!
Lukashenko tue dans les rues, bourre ses prisons.L’opposition biélorusse a fait plusieurs propositions : la libération de tous les prisonniers, et non seulement ceux qualifiés de politiques, est un sine qua non pour tout dialogue avec le régime.


L’année dernière nous avons commis une erreur, car dans beaucoup de capitales les gouvernements ont dit que le régime n’était pas légtimie mais cela ne suffit pas! L’oppposition doit obtenir davantage. En effet, la semaine le FMI a accordé un prêt d’ 1 Md USD à la Biélorussie, au titre de l’assistance face à la covid-10 [le régime biélorusse a minimisé à l’extrême la présence de la maladie à Belarus]. Mais Lukashenko  va bourrer des norias d’avions de migrants grâce à cet argent.


L’UE doit prendre décision: dire que nous acceptons un dictateur!Et l’ONU doit avouer que sur 4000 cas tortures Belarus, il y a des procès dans pays environnants, avec Convention internationale Torture, sans aucune condamnation! les conventions ne fonctionnent pas!Et comme il n’y a pas d’état de droit en Belarus , et pas de procureurs indépendants, il faut reconnaître que le Belarus est régime terroriste international , Lukashenko a ordonné des meurtres et détourne des avions, N’est-ce pas un règime terroriste.

J’ai rencontré les représentants  d’Emmanuel Macron et du Quai d’Orsay. Je comprends que la France est davantage axée sur l’Europe du Sud et sur l’Afrique. Mais la France est un pays de grande influence en Europe, et unie à l’Allemagne les deux ensemble peuvent unir tous les Européens, donc nous attendons des pas decisifs. La solidarité c’est bien, mais des actions c’est mieux.Mon programme : délégitimer le régime. Ce régime n’a pas été élu. Si le gouvernement lui-même cesse d’être reconnu, alors politiquement il devient un zéro partout.Il faut le reconnaitre comme un terroriste international, et son régime terrorist. Il assassine, torture, detournement, guerres de migration. Au Belarus avons loi martiale, et le système juridique est écarté. C’est un test pour toute l’Europe, accepteriez-vous que dans centre de l’Europe il y ait une dictature?

J’ai vu lorsque j’étais en poste à Paris la persistance du point de vue russe sur notre cirese. Si seulement le Kremlin avait eu une attitude fraternelle envers le peuple biélorusse. Les choses auraient pu se passer autrement. Au lieu de ça, l’ambassade russe à Paris a écrit que j’étais un nationaliste biélorusse! Concernons les distinctions entre Europe de l’Ouest et de l’Est, et Europe conservatrice et Europe progressiste, nous voulons surpasser les clivages ideologiques européens, donc on ne recherche ni la droite ni la gauche . Ce serait une erreur. Pour nous, les Européens doivent avoir une voix.

Le Qatar devient l’ambassade délocalisée auprès de l’État d’Afghanistan pour les Pays-Bas, l’Allemagne, et le Royaume-Uni

La diplomatie qatarienne avait joué le rôle de médiateur dans le processus de paix entre le gouvernement afghan et les talibans avant la prise du pouvoir le 15 août en Afghanistan par les Talibans. Deux ministres des affaires étrangères, pour l’Allemagne et pour les Pays-Bas, sont venus à Doha pour en parler à leur homologue qatarien. Le Foreign Secretary britannique est passé à Doha, dans le même esprit.

La France quant à elle ne suit pas le mouvement, car pour l’heure l’ambassade fonctionne depuis Paris. Pendant combien de temps encore? La question se pose, je ne vois pas la France faire autrement. Le Qatar a demandé mardi aux talibans de s’engager dans la lutte contre le “terrorisme” et de former un gouvernement “inclusif”.

Pour l’heure, la notion d’inclusivité est floue: l’ancien président Hamid Karzaï, et l’ancien vicre-président Abdullah Abdullah sont en discussion face à face avec les Talibans — comme si Karzaï n’avait pas bâti le régime que les Talibans viennent de combattre! Il faut coopérer avec les talibans, pourvu qu’ils respectent leurs obligations dans ce domaine”, a déclaré à Doha Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani.

Qui va vérifier? L’on pourra en discuter dans un hôtel du Qatar. L’on sait déjà que les Talibans ne prendront pas de femmes au gouvernement. Simple et clair. A-t-on consulté des femmes? Non, car comme les Talibans ne leur permettent pas de se montrer, ou si rarement, là encore c’est si simple.Le Qatar devient l’ambassade délocalisée auprès de l’État d’Afghanistan pour les Pays-Bas, l’Allemagne, et le Royaume-Uni