Depuis son retour du périple Moscou, Kiev, Berlin, Emmanuel Macron a dû légèrement réajuster son bilan diplomatique à la grande vague venant de Washington.

En effet, à Moscou le président français semblait croire que la désescalade des troupes avait commencé. Les troupes russes étaient en train de se retirer gentiment de la Biélorussie voisine, qui en tant que régime allié de la Fédération de Russie poutinienne, avait ouvert grand ses portes aux militaires russes participant à un exercice militaire hypertophié et menaçant pour l’Ukraine. Cependant, au bout de quelques heures, il devenait évident que le retrait partiel russe hors de Biélorussie n’en était pas un. Washington parlait de l’inverse: 30.000 soldats russes en Biélorussie, une centaine de milliers en Russie-même. C’était largement assez pour constituer une menace accrue.

Le gvt français a donc suivi l’avis de Washington, après avoir été dûment informé des éléments de renseignements des services américains.Les Britanniques ont pris une attitude intermédiaire: ils pensent qu’il y a trop de troupes russes dans cet exercice pour que cela soit honnête. Mais la possibilité une attaque imminente russe n’a pas trop impressionné le ministre britannique de la Défense,  Ben Wallace, en visite à Moscou.

Côté Kiev, les retombées de la visite d’Emmanuel Macron ne sont pas entièrement positives. Déjà, devant le président français, Volodymyr Zelensky s’est demandé si Poutine et Macron n’avaient pas un peu trop bu et manger la veille. Puis les analystes ukrainiens ont trouvé que Macron ne prenaient pas la mesure des préparatifs militaires russes aux frontières. Ainsi, l’Élysée glisse doucement vers la position de scepticisme actif envers Poutine. Pas de faille entre Occidentaux, c’est-à-dire rien d’exploitable par le Kremlin.

À Washington on semble quand même satisfait que l’activisme diplomatique français ait au moins rebattu un peu les cartes dans ce terrible jeu de poker.

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