Il revenait à Emmanuel Macron de faire la grande liaison entre Vladimir Poutine, Joe Biden, et Volodomyr Zelensky. La mission était aussi colossale que nécessaire. Sonder le maître du Kremlin, le président ex-humoriste ukrainien, et maintenir le soutien allemand à une posture musclée, c’était difficile. Entièrement faisable cependant, car personne nulle part ne préconise d’autre solution que diplomatique. Presque personne, car des extrémistes à Moscou appellent à la prise militaire de diverses parties de l’Ukraine, parfois comprenant Kiev-même.

L’on pourrait se demander si la diplomatie de la navette permanente, des coups de fil incessants dans diverses permutations entre dirigeants. Biden – Scholz, Biden – Macron, Poutine – Macron, Zelensky – Macron, Boris Johnson – Zelensky, etc. Est-ce que tout cela est une simple agitation, un ajout à la campagne électorale française? Je ne crois pas. La présidence française de l’UE était décidée bien avant la crise russo-ukrainienne. Le successeur de Merkel, Olaf Scholz, n’est pas encore très imposant sur la scène internationale. Biden n’a pas énormément à gagner dans cette affaire, et il n’est pas certain qu’il soit assoiffé d’une revanche sur le destin après la débâcle — mais pouvait-il en être autrement? — en Afghanistan. 

Ce serait une erreur de lire des influences trop triviales dans ce dossier. Quatorze mille personnes, plus de la moitié des militaires, sont mortes dans le Donbas! Le régime poutinien sait envahir: Abkhazie, Ossétie du Sud, Crimée, Donbas. 

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